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Jeunes Sportifs

 

 

Pour que nos « graines de champion » s’épanouissent pleinement en tant qu’athlètes, sans nuire à leur capital santé !


L'équilibre nutritionnel est essentiel à la croissance et au développement des enfants et  des adolescents. Les apports en protéines, glucides et lipides ont une grande importance, mais il est nécessaire de souligner également le rôle majeur des minéraux, vitamines et oligo-éléments.

Chez les jeunes sportifs, on note souvent un risque de déficit en calcium et en fer, avec des effets non négligeables sur la croissance et la densité osseuse, ainsi qu’un risque de déficit en zinc, magnésium et vitamines du groupe B.

 

L’activité physique joue un rôle important dans le développement physique et psychique des jeunes, mais la pratique intensive d’un sport (>8/10 heures) peut présenter certains risques.

 

Quelles sont les contraintes auxquelles sont confrontés les jeunes sportifs ?

 

Les contraintes scolaires et familiales, ajoutées aux horaires d’entraînement exigeants, conduisent parfois les jeunes sportifs à une mauvaise alimentation qui se veut « rapide et pratique » au détriment de repas structurés et nutritionnellement adaptés à leurs besoins. 
Une mauvaise gestion du temps, une alimentation inadaptée et une éducation nutritionnelle insuffisante exposent les jeunes sportifs à des risques de manque au niveau nutritionnel ou d’obésité.
Les sandwiches et barres remplacent souvent les laitages, les viandes, les fruits et les légumes pourtant indispensables ; L’apport en calcium, en fer et en vitamines (C, E, D et du groupe B) sont donc nécessaires à la formation des os et au développement physique de nos jeunes athlètes.

 

Quelles en sont les conséquences ?


A l’adolescence, des déficiences nutritionnelles et des habitudes alimentaires peu variées, peuvent avoir des conséquences sur le long terme : retard de l’évolution sexuelle, diminution de la taille définitive à l’âge adulte, apparition précoce de l’ostéoporose (maladie provoquant une diminution de la masse osseuse et donc une fragilité importante du squelette), développement de l’obésité.


Quels sont les besoins des jeunes athlètes ?


Les vitamines antioxydantes :


Les jeunes sportifs consomment peu de produits frais, dans lesquels se trouvent principalement les vitamines antioxydantes (vitamines visant à protéger les cellules contre les attaques de substances toxiques produites lors de l’activité physique). Dans ce cas, l’alimentation ne couvre donc pas leurs besoins. La vitamine C a un rôle essentiel dans le système de défense antioxydant à l’exercice. La vitamine E limite, quant à elle, la dégradation des membranes des cellules liée à l’intensité de l’exercice. La vitamine C associée à la vitamine E renforce ensemble leurs actions antioxydantes.


Les oligo-éléments sont impliqués dans la structure et le renforcement de l’os :


Le phosphore participe à la constitution de l’os, ainsi que le magnésium dont 50 à 60% des apports reçu par l’organisme, est ensuite localisé dans l’os. Un déficit en Zinc peut provoquer un ralentissement de la croissance, qui s’associe, à l’adolescence, à un retard du développement sexuel (Singh M., 2004 14; Bahtnagar S. et Natchu UC., 2004).
Les apports en calcium sont aussi essentiels au capital osseux en cette période de croissance, 1200 mg par jour sont recommandés. Chez les enfants et les adolescents, l’apport supplémentaire de vitamine D peut s’avérer utile car il participe à la bonne absorption du calcium et au maintien de l’équilibre osseux.

 

Les acides gras poly-insaturés :



Les oméga 3, principalement le DHA, contribue à la protection des membranes des cellules et à prévenir les lésions musculaires. De plus, ils ont des effets anti-inflammatoires ce qui est particulièrement intéressant pour les jeunes sportifs, sachant qu’ils n’en apportent pas souvent assez par leur alimentation. Les oméga 3 favorisent également l’absorption des vitamines E et A dans l’organisme.


Les vitamines du groupe B :  


Les vitamines B1 et B2 favorisent l’utilisation des glucides par l’organisme. De plus, la vitamine B1 et la vitamine B6 est directement liée à la production d’énergie pendant l’exercice. En effet, elles participent à l’utilisation des protéines et du glycogène musculaire (réserve d’énergie située dans les muscles) (Virk RS et al., 1999; Manore MM., 1994).


Le fer :


Chaque mois pendant leurs règles, les adolescentes perdent environ 14 ou 15 mg de fer, leurs besoins sont par conséquent supérieurs à ceux des hommes. Des réserves insuffisantes en fer peuvent affecter le fonctionnement musculaire (Beard JL. 2001). Chez les filles sportives, un régime alimentaire déséquilibré ou restreint peut conduire à un déficit en fer qui justifie un apport sous forme de complément, toutefois, les quantités en fer apportées doivent rester limitées par rapport aux Apports Nutritionnels Conseillés.